Comment traiter naturellement les infections urinaires ?

Comment traiter naturellement les infections urinaires ?

Dans la majorité des cas (60% à 90% des cas), l’infection est provoquée par des bactéries présentes à l’état physiologique dans notre intestin, au premier rang desquelles Escherichia Coli (colibacille), ce qui était bien-sur mon cas (d’où l’importance de faire quelques analyses urinaires), il y a ensuite l’Entérocoque puis le Proteus. Pour traduire, cela signifie que l’on s’auto-contamine d’où l’importance de comprendre les causes et d’agir sur notre terrain. Nous allons voir comment traiter naturellement les infections urinaires et éviter leurs récidives.

Infections urinaires, les bons réflexes à avoir…

Une bonne hygiène intime c’est la base.

1/ Alors je dois vous avouer que j’ai entendu de tout, dans un premier temps on me disait de me laver fréquemment puis malgré cela les infections urinaires revenaient et je cumulais en plus des irritations ou mycoses vaginales qui étaient dues à une hygiène trop fréquente (mais aussi conséquence de la prise récurrente d’antibiotiques) et donc ma flore vaginale n’étaient plus en capacité de se défendre. Donc le bon conseil, c’est certes de s’essuyer de l’avant (le vagin) vers l’arrière (l’anus) quand on va aux toilettes mais ce qui a tout changé pour moi c’est de me rincer à l’eau (oui oui je parle bien de l’anus disons les choses…). C’est à ce moment là qu’on se dit que nos bons vieux bidets avaient une vraie fonction et nous manquent. Quand cela nous arrive à la maison, il suffit de se rincer dans la douche mais surtout pas de douche vaginale, on le laisse tranquille celui là ! L’eau est suffisante mais si vous voulez absolument mettre du savon alors surtout se diriger vers des savons intimes avec une bonne composition (bio de préférence) et un PH adapté (entre 5 et 7). Lorsque l’on est pas chez nous, alors on prend une petite bouteille d’eau que l’on fait couler (ou alors vous trouvez des toilettes japonaises car eux ils ont tout compris…). Sinon j’humidifie le papier toilette avant de m’essuyer.

Se laver les mains après être allé aux toilettes, franchement j’ai envie de vous épargner ce conseil car certes c’est important pour éviter les infections urinaires mais c’est aussi le cas pour toutes les autres maladies ! Donc on va considérer ce point comme acquis.

2/ Urinez après un rapport sexuel, cela signifie qu’il faut penser à boire un peu avant pour être en mesure de pouvoir le faire après… et oui « pas bête la guêpe ». Alors je vais pousser encore plus loin ce conseil que l’on voit partout, pour les plus prudes d’entre vous, si vous ne voulez pas être choquées sautez ces quelques lignes. Pour celles qui lisent ces lignes, attention à certaines pratiques sexuelles (oui vous voyez de quoi je parle, le fameux deuxième chemin …). Ne pas s’amuser à pratiquer l’un puis l’autre à la suite, ou alors si vous le faites demandez gentiment à votre compagnon de se laver (compagnon ou tout autre objet, je vous laisse être créatives…)

3/ Ne vous retenez pas trop longtemps d’uriner car cela favorise le développement des bactéries.

4/ Évitez les tampons pendant vos règles et changer fréquemment vos serviettes, des bactéries pourraient s’y développer

Dans tous ces conseils il en ressort qu’il faut éviter le contact avec ses bactéries venant de l’intestin et sinon de s’assurer qu’elles soient vite évacuées, pour cela il faut bien-sur boire suffisamment (attention à ne pas abuser, j’avais pris ce conseil un peu trop à la lettre et je passais mon temps à boire et j’ai fini par avoir mal aux reins car ils étaient trop sollicités… ). Boire au long de la journée 1,5 L c’est déjà bien. Cette eau permet d’aller uriner et donc de ne pas laisser les bactéries s’installer.

Boire de l’eau a aussi un autre intérêt et ma transition est ainsi toute trouvée…

Eviter les troubles digestifs, plus particulièrement la constipation

Bien souvent la contamination ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur, due à une congestion du bas ventre. La constipation en est un bon exemple. Il faut donc combattre cette constipation et l’une des façons est de boire.

1/ Afin d’aider à la décongestion, il faut adapter son alimentation et donc éviter les graisses saturées, le sucre, l’alcool… et donc favoriser les aliments riches en fibres (ex : légumes verts) et cellulose (ex: céréales, complètes, fruits secs, amandes…).

2/ La congestion est souvent liée à un déséquilibre de la flore intestinale, qui justement favorise le développement des bactéries que l’on retrouvent dans nos urines. Pour rééquilibrer cette flore, vous pouvez prendre des substituts de la flore intestinale, probiotiques… Vous pouvez trouver ces produits en magasin bio ou parapharmacie (durée de la cure selon le produit choisi et ce qui est écrit sur l’emballage). Ce rééquilibrage aura d’autant plus d’intérêt suite à la prise d’antibiotiques qui tuent toutes les bactéries, les mauvaises et les bonnes. Les antibiotiques soignent les infections urinaires mais malheureusement prépare le terrain pour la suivante car la flore est devenue fragile.

3/ Une autre façon de décongestionner son petit bassin et de remettre l’intestin en marche avec le sport, il n’a pas besoin d’être intensif. Des cours de Yoga, Pilate c’est parfait ! Eviter la piscine, essayons de ne pas s’ajouter des sources de contamination. Vous pouvez également surélever vos jambes et votre bassin plusieurs fois par jour, pendant quelques minutes, pour favoriser une bonne circulation.

4/ Je vous conseille aussi d’aller voir un ostéopathe ou un kiné car parfois il peut aider à replacer les organes ou vertèbres qui pourraient congestionner votre bassin.

5/ Pour vous aider à boire, vous pouvez prendre de la canneberge (son efficacité sur moi ne s’est pas avérée concluante mais peut-être que je ne trouvais pas le bon produit avec la bonne concentration), des plantes qui aident à la décongestion et anti-inflammatoire. Il y en a beaucoup mais je vais vous citer celles qui ont fonctionné sur moi en traitement de fond: la Bruyère, l’Echinacéé (top pour l’immunité), l’ortie, le pissenlit, le bouleau, thé.

Lors d’une crise, ce qui fonctionnait très bien sur moi c’était la Busserole (en gélule) et l’airelle (macérât glycériné). Avec le temps cela était suffisant pour enrailler l’infection et donc me permettait d’éviter les antibiotiques.

6/ Je peux également vous conseiller en cas de crise de faire un cataplasme d’argile verte sur le bas ventre, je l’ai appliqué à ma sœur souffrant des mêmes maux que moi et cela a été efficace et rapide.

7/ J’ai eu également la chance de rencontrer une extraordinaire gynécologue et homéopathe qui m’a aidé. Alors, je sais aujourd’hui l’homéopathie est très critiquée mais sur moi cela a fonctionné donc je vous donne sa prescription car il n’y a pas de contre indication, si ça peut aider d’autres femmes…

En traitement de fond : UVA URSI 5CH (busserole) – 3 granules le matin, le soir et au coucher pendant 1 mois (à renouveler si besoin,) FORMICA RUFA 5CH – 3 granules 2x/Jour pendant 3 mois, BERBERIS VULGARIS 3DH (épine-vinette) – 3 granules 2x/jour pendant 3 mois – SERUM ANTICOLIBACILLAIRE 15CH – 3 granules le matin et le soir pendant un mois (à renouveler si besoin)

En crise : BELLODONNA 5 CH (belladone pour lutter contre la fièvre et l’inflammation) – 3 granules toutes les 2H puis 3x/jour, puis 2x/jour, pendant 8 jours, MERCURIUS CORROSIVUS 5CH (pour lutter contre les douleurs brulantes) – 3 granules 2x/jour pendant 8 jours, prise décalée par rapport à BELLADONNA, CANTHARIS 5 CH – 3 granules à chaque miction (quand il y a peu d’urine) 2 à 7x/jour ou FORMICA RUFA 5 CH – 3 granules à chaque miction (quand les urines sont normales) 2 à 7 x/jour

Si cela ne passe pas, surtout prendre rendez-vous avec son médecin.

Voila, vous avez maintenant en main tout ce qui a fonctionné pour moi, alors si pour vous cela marche n’hésitez pas à me le dire, ou me faire un retour 😉 !

Vous pouvez retrouver l’article sur « comment lutter naturellement contre la sécheresse intime » sur le blog.

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